Château Clos Haut-Peyraguey, grand crus classé de Sauternes
Château Clos Haut Peyraguey, grand crus classé de Sauternes, sur le plateau de Bommes Château Clos Haut Peyraguey, grand cru classé Sauternes
Château Clos Haut Peyraguey, grand crus classé de Sauternes, sur le plateau de Bommes
Château Clos Haut Peyraguey : présentation
Château Clos Haut Peyraguey : qualité
Château Clos Haut Peyraguey, Château Haut-Bommes : Gamme des vins et distinctions
Château Clos Haut Peyraguey : contact
 


Millésime 2006

Ce millésime se caractérise par une climatologie très particulière. Après un hiver froid, le printemps a été très chaud suivi par un mois de Juillet caniculaire.  Le potentiel qualitatif était donc tout à fait palpable. En Août les températures avaient fraîchi et on pouvait noter une différence importante entre celles du jour et de la nuit ce qui est favorable à la densité et à la complexité aromatique.
A Clos Haut-Peyraguey nous avons commencé nos vendanges le 14 Septembre juste avant les pluies diluviennes. Nous avons ainsi pu ramasser des raisins de très bonne qualité. Puis après la pluie il a fallu faire une sévère trie de nettoyage car la pluie avait déclenché des éclatements au centre des baies provoquant ainsi des piqûres acétiques (ce qui ne facilitait pas la tâche des vendangeurs et demandait une surveillance et un guidage permanent).
La concentration des raisins était très hétérogène, nous avons ainsi effectué 4 à 5 tries selon les terroirs de nos parcelles.
Nous avons travaillé (cueillette, pressurage, fermentation) sur de très petits lots
(22 au total) ce qui nous a permis de réaliser des assemblages très précis, très qualitatifs, dignes de Château Clos Haut-Peyraguey.
Après la fin des vendanges, lorsque nos beaux raisins avaient été cueillis et pressés, nous avons constitué une équipe de vendangeurs pour faire tomber des raisins qui n’avaient pu être ramassés du fait d’une mauvaise évolution.
Bien sûr les rendements sont très faibles puisqu’ils atteignent péniblement les
8 hl/ha, mais grâce à ce souci qualitatif qui nous anime, nos vins se goûtent très bien aujourd’hui, la concentration est là ainsi que la puissance et la netteté, mais aussi la fraîcheur et l’élégance qui caractérisent nos vins.
La presse spécialisée ne s’y est pas trompé. Voici quelques exemples de commentaires :

La RVF a noté 15,5-16,5 en qualifiant le vin de « chaud et exubérant en bouche, avec des notes d’ananas très mûr et qui possède une bonne complexité et de l’allure » 

VINUM a noté 17,5 : « Elégant et frais, une balance parfaite entre douceur et acidité, possède une minéralité qui manque à la plupart des Sauternes, une finale étonnante : excellent ».

Millésime 2004

 « Un millésime pas très riche si on le compare à 2001 ou même à 2003, mais bien équilibré, avec de bonnes acidités. L'an passé les producteurs étaient unanimes à affirmer qu'ils avaient rarement connu de vendanges aussi faciles. Ce n'est pas le même refrain cette année. En l'occurrence, on est d'ailleurs plus proche de la complainte. L'été en pente douce vers la pluie et la fraîcheur a provoqué le démarrage d'un botrytis de mauvaise vie, la pourriture grise, pas vraiment recherchée par les producteurs. Il a dont fallu passer beaucoup de temps pour récupérer des raisins sains, et attendre la pourriture noble, qui concentre les sucres des raisins mûrs. Certains ont donc fait des tries de nettoyage, de véritables vendanges avant les vendanges, pour faire tomber les grappes ou même, parfois, à l'intérieur des grappes, les raisins atteints. D'autres ont choisi d'opérer cette sélection lors du premier passage en vendange. Tous ont eu beaucoup de travail et le temps passé est énorme pour obtenir une récolte de qualité, qui donnera un vin agréable, fruité, pas très complexe mais que l'on pourra boire assez jeune. »

Le Point : Le millésime 2004, 9 Juin 2005.

« Sauternes a commencé par avoir peur au cours de l'été 2004, en raison du caractère tropical de début août avec pluie et chaleur créant des foyers de pourriture trop précoce du raisin et donc non noble. Un mois de septembre clément recrée des conditions favorables au développement sûr de la pourriture sur les sémillons et durant la première semaine d'octobre la plupart des crus classés rentrent au prix d'un travail très méticuleux, et très différent d'un terroir à l'autre, une vendange convenable approchant les 20° naturels. La seconde moitié de ces longues vendanges sera moins favorable en raison de dilutions du raisin dues à de nombreuses pluies et à une évolution très erratique du fameux champignon sur le reste de la vendange. S'il est vraiment conforme à ce qui sera en bouteille, l'ensemble des vins dégustés montre que la plupart des propriétés ont adroitement et fort consciencieusement travaillé. Toutes sont d'accord que dix ans plus tôt un tel résultat n'eut pas été possible dans de semblables conditions. Le caractère du nouveau millésime est radicalement différent du précédent, avec une acidité fixe bien plus marquée et des parfums plus complexes, moins brûlés par le soleil de l'été. On pouvait craindre des déviations iodées ou champignonnées liées à une pourriture pas pleinement noble en cas de tris imprécis mais elles sont rares. Il faut donc souhaiter à ces vins si difficiles de faire un succès commercial à la hauteur des efforts accomplis.»

Qualité du millésime : 15/20

Potentiel du millésime : trente ans de garde et plus

TASTpro, 2005

Millésime 2003

« 2003 est un très grand millésime botrytisé qui se caractérise par :

  • une grande netteté
  • des nez intenses, d'une belle pureté aromatique et d'une gamme d'expressions rares qui pourraient même intriguer certains dégustateurs habitués à des vins plus moyens.
  • des structures de bouche riches mais sans lourdeur, d'une douceur de texture royale. Un mélange de raisins botrytisés et passerillés donne à ce millésime beaucoup de finesse en bouche. Les expressions mêlent les avantages du fruit frais et du fruit confit, chacune équilibrant l'autre. Cette absence de lourdeur vient aussi de la présence de notes finement amères qui équilibrent la sucrosité en finale et la rendent évanescente.

Ma seule critique concerne un léger manque d'éclat aromatique en milieu de bouche. [...] Cette impression gustative peut aussi trouver son origine dans la dégustation elle-même. Ces Sauternes 2003 possèdent les entrées de bouche les plus larges et amples jamais observées depuis 15 ans. Une telle présence dans les premiers instants peut plus ou moins occulter le milieu de bouche selon sa propre intensité.
L'expérience prouve que la période d'élevage est essentielle à ces grands vins. Elle procure toujours une plus grande unité et un fondu des sensations.
Quoi qu'il en soit, j'ai attribué mes meilleurs notes aux crus qui possèdent déjà le plus d'atouts : il ne les perdront pas !
Je situe ce millésime au même niveau que 1989 et 1990. Il emprunte à 1989 son raffinement et sa puissance au 1990. Voilà sa grande rareté ! »

Carnets de Dégustations, Jean-Marc Quarin, 2004


« De mémoire de trois générations de vignerons, on n'a jamais vu de raisins aussi précoces et exigeant des vendanges aussi rapides. Si quelques inconscients qui avaient trop effeuillé leurs vignes malgré la canicule ont récolté une proportion importante de raisins passerillés, tous les autres ont couru après le développement galopant du Botrytis pour éviter de vendanger des raisins trop riches pour fermenter correctement et donner des équilibres acceptables. Le plus souvent, une seule trie était nécessaire et souhaitable, et tous les raisins étaient cueillis fin septembre, avec à la clé des ensembles largement au-dessus de 20° potentiels, soit la norme habituelle d'Yquem ! Il était inutile d'acidifier et ceux qui l'ont fait ont produit des vins un peu trop anguleux par rapport à leur teneur en sucre. Le style général ne sera apprécié en vin jeune que par les amateurs de vins très liquoreux ; les autres jugeront l'année trop riche et trop lourde. Mais après vingt à vingt-cinq ans, 2003 a tout pour entrer dans la légende comme l'équivalent le plus proche du mythique 1921, avec un meilleur contrôle des vinifications, ce qui veut dire des vins moins acétiques, plus purs et plus fruités. La seule question est : pourront-ils atteindre cet âge ? Nous craignons en effet que les producteurs naïfs et consciencieux, cédant aux sirènes des détracteurs du SO 2 , ne protègent pas assez leur vin avec à la clé un vieillissement prématuré. Ce serait vraiment dommage ! 

Qualité du millésime : exceptionnelle »

Carnets de dégustation Bettane et Desseauve, Avril 2004

 

Millésime 2002

« Le mois de septembre, là aussi, a transformé le vil plomb en or. Les vendanges, commencées le 11 septembre pour certains, ont continué au fil des vagues de botrytis jusqu'au 15 novembre. C'est dire que, sur une durée de deux mois, on a pu vendanger à Sauternes comme il convient, en de nombreuses tries, parfois de six à huit, en attendant chaque fois entre les tries la plus parfaite pourriture noble. Le Botrytis s'est développé de façon intense, donnant des notes de rôti de grande année, et une belle concentration. Le millésime aura la particularité, sans doute due aux nuits fraîches de septembre, d'avoir conservé une acidité bien présente, qui vient équilibrer la teneur en sucres résiduels, accumulés au soleil de cet automne radieux.
Bref, après un exceptionnel 2001, c'est une nouvelle belle année à Sauternes, dans un style assez différent, moins opulent, mais frais et délicat. Comme l'an dernier, et peut-être plus encore, les échantillons étaient homogènes, les crus les plus modestes brillant eux aussi de mille feux. Et deux belles années successives, c'est vraiment rare à Sauternes ! »

Le Point, Mai 2003

« Ici, dans l'AOC Sauternes et Barsac, les 2002 sont surprenants de fraîcheur... Ces deux entités de la région des Graves comptent près de 2000 ha et 240 producteurs. Pour ces vins issus des cépages sauvignon, sémillon et muscadelle, les rendements classiques sont généralement faibles (15 à 17 hectolitres à l'hectare en crus classés). Un premier cru supérieur, 11 premiers crus et 14 seconds crus complétés par d'autres propriétés se côtoient dans l'appellation. Les vins présentent beaucoup de fruit et des arômes déjà expressifs tant au nez qu'en bouche. Cette dernière est riche, avec une touche de fraîcheur marquée de bout en bout et une finale encore une fois très aromatique. »

Vins Magazine, été 2003

 

 

 

 
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